Réuni ce matin à Rome, devant lequel Alejandro Valverde (Caisse d'Epargne) n'a pas souhaité se présenter, le Comité Olympique National Italien a donc tranché dans le cadre de l'affaire Valverde. L'instance italienne, qui accuse le coureur espagnol de dopage sanguin, a interdit au double vainqueur du ProTour de courir en Italie, ceci pour une période de deux ans. La sanction est importante mais pas dramatique pour Alejandro Valverde, qui n'a jamais fait des compétitions italiennes un objectif à part entière. Son terrain de chasse se situe dans les Ardennes belges, sur le territoire français et bien entendu en Espagne. Or, voilà que cette interdiction de courir en Italie pose néanmoins un problème de taille pour Alejandro Valverde, dont l'objectif premier cette saison reste le Tour de France, une épreuve qui transitera justement par... l'Italie le mardi 21 juillet.
Réglementairement, Alejandro Valverde ne pourrait donc pas participer au prochain Tour de France. Tout du moins, il ne pourrait pas le disputer au-delà de la 17ème étape, qui relie Martigny à Bourg-Saint-Maurice via les routes italiennes, empruntées sur 87,5 kilomètres. Et ce sont ces 87 kilomètres qui pourraient empêcher Alejandro Valverde de se présenter au départ du Tour de France dans l'intention de le remporter. Aussi, l'équipe Caisse d'Epargne a tout de suite réagi : "sachant que la décision du CONI peut déterminer la non participation de notre coureur au prochain Tour de France, nous annonçons que, dans le cas où le recours d'Alejandro Valverde aboutisse, nous exercerons les actions pour l'obtention de dommages et intérêts subis par ce dernier et ses sponsors contre les responsables personnels et institutionnels de cette résolution."
Alejandro Valverde s'en remet effectivement à une action portée devant la justice espagnole, selon laquelle il accuse le procureur antidopage du CONI d'avoir falsifié des documents et désobéi aux autorités judiciaires espagnoles. "La résolution du CONI est injuste, obsolète et réalisée par un organisme manifestement incompétent, après une procédure entachée d'irrégularités et dans laquelle n'ont pas été respectées les garanties de défense minimales que n'importe quel sportif doit avoir, poursuit l'équipe Caisse d'Epargne dans son communiqué. Nous sommes légitimés pour assurer que, après les années passées par Valverde dans notre équipe, Alejandro n'est pas seulement un sportif exemplaire, mais qu'il se soumet en plus totalement aux normes éthiques en vigueur dans notre sport." Mais quelles sont les chances de le voir à Monaco ?